đź”´ CĂ”TE D’IVOIRE | 2020: PrĂ©sident mal Ă©lu, pays fragmentĂ©, annĂ©e cauchemardesque !

Il dirige désormais un pays fantôme, une terre profondément divisée. Un véritable brûlis occasionné par les affrontements fratricides liés à l'entêtement du président de la république sortant, Ouattara Alassane, à vouloir rester président, vaille que vaille.

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TOURÉ VAKABA | Alassane Ouattara est bien loin d’ĂŞtre un chef d’État heureux, fiers de ses attributs Ă  lui octroyer par la rĂ©publique. Contrairement aux deux mandats des dix annĂ©es passĂ©es, les ivoiriens auront droit, ces cinq prochaines annĂ©es, Ă  une gouvernance fĂ©brile, balbutiante. DĂ©sormais, foisonnent les rumeurs « d’attentats » en la « sĂ»retĂ© de l’État », sans très souvent de preuves matĂ©rielles tangibles. Le prĂ©sident a compris qu’il est Ă  la tĂŞte d’un peuple dont une large partie l’ignore royalement.

L’annĂ©e 2020 restera sans doute une annĂ©e cauchemardesque, dangereuse, ordurière, qui a vu se tenir une Ă©lection non consensuelle, organisĂ©e dans un environnement malsain, en des conditions absolument opaques.

Pour de nombreux ivoiriens, et bien d’autres dĂ©tracteurs du prĂ©sident Ouattara, celui-ci a Ă©tĂ© « mal Ă©lu ».

L’emprisonnent des personnes ayant fait fort de lui apporter la contradiction, a vu celles-ci brutalement privĂ©es de leur libertĂ© et maladroitement emprisonnĂ©es, attisant la colère de la sociĂ©tĂ© civile internationale, notamment, ces organisations non gouvernementales attachĂ©es aux droits de l’homme et au respect des libertĂ©s collectives. Alassane Ouattara et ses camarades ont eu droit Ă  un lynchage mĂ©diatique sĂ©vère, ainsi qu’Ă  un rĂ©quisitoire digne d’un tribunal des flagrants dĂ©lits

Plusieurs fois sauvĂ©e de justesse, le pays est Ă  nouveau en la croisĂ©e des chemins. Les ivoiriens ont soif de rĂ©conciliation, mais estiment que leur prĂ©sident est « mal placé » pour jouer les rĂ´les de chef d’orchestre,<< car lui-mĂŞme a fait partie des fauteurs de troubles durant longtemps >>. Le message en l’adresse des ivoiriens du nouvel an, en cours d’Ă©laboration par les collaborateurs du prĂ©sident, aura probablement du mal Ă  convaincre une grande partie du peuple qui continue de marteler qu’il serait pris en  » otage » par un rĂ©gime qu’ils n’ont guère « élu »

Le pays et son peuple retiennent leur souffle