CÔTE D’IVOIRE (Bouaké) | Affaire criminelle : Un libanais veut entraver à la justice !

Le nom de la communauté libanaise en Côte d'Ivoire rime avec, suspicion , insubordination, défiance et conflits d'intérêt interminables. La crédibilité de la justice ivoirienne se joue à Bouaké...Et tout porte à croire que cette affaire promet des étincelles.

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07 Mai 2021 – Une enquête de TOURÉ VAKABA | Son nom revient étrangement dans cette histoire criminelle rocambolesque à Bouaké. Le nommé Hussein Ibrahim, un homme d’affaires d’origine libanaise, qui réside régulièrement dans cette grosse bourgade frontalière du centre ivoirien, pourrait finir son séjour ivoirien dans le très redouté chaudron du pénitencier de Bouaké, si le scandale produit dans le quartier chic de Kennedy le lundi dernier, lui restait imputable…et si seulement la justice pouvait lire et dire le droit applicable en la matière. De quoi s’agit il ?

L’homme d’affaires et son épouse , pour rester fidèle et honnête avec les faits, appuyés d’un « acte de vente » dont la puissance reste à prouver et démontré par un tribunal de droit commun, affirment avoir acheter pour dame Asma Al Hawi, notamment, le lot numéro 309 de l’îlot 39 du Baoulé, logé dans le très convoité quartier du Kennedy, pour une valeur marchande de quarante cinq millions de franc CFA  (45. 000.000 FCFA), monnaie franco-coloniale utilisée au plan locale.

Une rapide lecture du second paragraphe d’une « assignation en déguerpissement », indique «…que la requérante a acquis ce lot, suivant acte de vente notarié, par-devant maître Kacou Angelina Andrews Konban, notaire à la résidence de Bouaké entre les mains de madame Béat Touba, née Dokou Lezimou Madeleine…»

Mercredi 21 avril dernier, en début de mâtinée, l’audience n’a pu véritablement avoir lieu, faute de constituants matériels des deux parties. Madame le juge avait alors opté purement et simplement pour un report à la date du 12 mai prochain, occasion pour les parties de préparer et bétonner arguments et acquis matériels…histoire de permettre au tribunal d’apprécier et rendre justice. Malheureusement ou heureusement pour les deux justiciables, cette date a coïncidé avec la célébration de la prière du Ramadan. Une seconde date, qui pourrait être diffusée par le bureau du greffe est attendue.

Alors que la partie adverse, qui reconnait, « preuves tangibles » à l’appui, être propriétaire du même périmètre depuis 1993, et par ailleurs immatriculé aux impôts, et à jour de ses paiements, prépare tout doucement sa défense, appuyée de son notaire, maitre Kouassi Denis, qui hérite des charges de maitre Kouassi Diby (décédé)…

…il plaira au sieur Hussein Ibrahim, de braver la justice, se transportant, « le lundi dernier sur le lot incriminé, en compagnie de voyou, ou , sur son injonction, ces quidams se sont permis de défoncer portes et fenêtres d’un appartement non habité, au moyens d’objets contondants ».

Informé, le propriétaire des lieux, a fait courir sur les lieux, un de ses fils, Saouré Éric, qui lui, va s’y transporter dans les heures. Surplace, celui-ci s’est résolu à commettre un commissaire de justice pour le constat d’usage.

« C’est un acte criminel, avec cette constatation régulière du commissaire de justice, nous saisiront le procureur de la république de Bouaké d’une plainte pour violation de domicile avec effractions…» martèle le jeune homme.

Sur qui compte l’homme d’affaires libanais, qui semble se foutre éperdument de la justice locale ? Les jours et mois à venir nous situeront. Dossier important à suivre!