🔴 Côte d’Ivoire | Racket et Corruption : Le ministre Zoro Bi et le Commissaire du Gouvernement sortent l’artillerie lourde !

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Par Touré VAKABA | À l’occasion de son allocution introductive, ce vendredi 10 septembre, dans ses bureaux de la « Tour A » de la cité administrative d’Abidjan, le ministre Zoro Bi Ballo Epiphane, en charge de la promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption, s’est vu bref, concis et direct, lorsqu’il s’est qualifié à saluer la présence des acteurs (transporteurs et fonctionnaires), ces professionnels très souvent en rapport avec l’exercice actif du racket et de la corruption. Le ministre va rappeler l’ordre du jour et situer ses invités. En claire, le nouveau patron de lutte cotre la corruption et la mal gouvernance, souhaite mettre fin à un dégoutant phénomène qui dure depuis la nuit des temps, et qui est en passe de nuire à la Côte d’Ivoire et à ses institutions, ainsi que celles et ceux qui les incarnent.
Autour d’une table de conférence, manifestement étroite, ce vendredi, le Commissaire du gouvernement, le Contre-amiral Ange Kessi Bernard Kouamé et ses collaborateurs, avaient pris place aux côtés du collaborateur du chef de l’État, magistrat lui-même, à l’origine.

« En collaboration avec l’unité de lutte contre le racket et la corruption, nous allons y travailler pour passer ensuite à la phase répressive Lorsqu’on parle de corruption, il y a naturellement un corrupteur et un corrompu. La chaîne comprend notamment les transporteurs et les agents des forces de l’ordre admis aux différents contrôles et patrouilles. » a expliqué le ministre, avant d’ajouter
« La chaine comprend surtout les transporteurs et les policiers. Le corrupteur et le corrompu font forcĂ©ment partie de ces deux catĂ©gories de personne. On arrĂŞte très souvent le corrompu, mais bien peu le corrupteur. Ce sont plusieurs milliards que l’État perd chaque annĂ©e, du fait de la corruption. Je remercie le commissaire du gouvernement qui est sur le terrain et qui nous donne l’opportunitĂ© ainsi qu’au gouvernement d’apprĂ©cier. Ce sera ainsi tout le temps pour faire le point avec les acteurs du transport, pour rĂ©duire l’impact de la corruption. » a terminĂ© le ministre, qui a nettement affirmĂ© avoir espoir de faire des recettes probantes.
«Tout le monde est concernĂ© par le phĂ©nomène. Journalistes, fonctionnaires, policiers, gendarmes. Le racket impact de façon nĂ©faste sur notre quotidien et entrave gravement Ă  la bonne gouvernance. Ce n’est guère pour rien que le chef de l’État ai fait confiance Ă  une personnalitĂ© de la trempe du ministre actuel, pour lutter contre ce phĂ©nomène.


Nous poursuivront les racketteurs jusqu’à leur dernier retranchement (…) », a martelé le chef du parquet militaire.
Quand Ă  KonĂ© François, prĂ©sident d’une association très active dans la lutte pour l’octroie et le respect des droits aux chauffeurs, il Ă  fermement dĂ©noncĂ© le « harcèlement des agents verbalisateurs qui n’hĂ©sitent pas Ă  confisquer les pièces des vĂ©hicules, contre espèces sonnantes, trĂ©buchantes, si ce n’est contre humiliations et injures…pour souvent des raisons infondĂ©es (…) ». Ce dĂ©fenseur des droits des chauffeurs routiers, reste par ailleurs le responsable local de l’union des transporteurs de l’Afrique de l’ouest de la Mauritanie et du Maroc. Son rĂ©quisitoire du phĂ©nomène a profondĂ©ment impactĂ© les Ă©changes.
Porte-voix des acteurs opérateurs travaillant dans le vivrier, Diallo a confessé partager les préoccupations affichées par le le sieur Koné François

Présent à cet important entretien, le procureur Daleba, émérite magistrat, vétéran de la haute procédure et bien connu des arcanes judiciaires, a eu à expliquer que
« De toute mon expĂ©rience professionnelle Ă  la tĂŞte du parquet, j’ai jamais reçu une seule plainte provenant d’un syndicat des transporteurs. », a introduit l’équilibriste, avant de dĂ©noncer les « faux certificats de visite technique » « Mettez de l’ordre et du sĂ©reux en votre sein » a-t-il prĂ©conisĂ©.
Le ministre a par la suite, demandĂ© une franche collaboration avec les services du commissaire du gouvernement, appuyĂ©e de la sincĂ©ritĂ© et du ferme engagement des acteurs du secteur. On peut l’Ă©crire, c’est une vĂ©ritable artillerie qui est en voie de s’installer, pour enfin coloniser ce dangereux et abominable phĂ©nomène qui gangrène notre sociĂ©tĂ©.