AFFAIRE CRIMINELLE: Un français lourdement arnaqué par des voyous depuis Abidjan cherche Justice ! (Acte 1)

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Une enquête de TOURE Vakaba

LES FAITS TELS QUE VECUS PAR LA VICTIME

Les faits remontent à mai 2012. « A cette date, je suis abordé au moyen de Facebook, Skype et Messenger par une personne qui prétend s’appeler Juliana Flandrin ayant un fils du nom de Gilbert, dont il affirme malade des poumons. « Elle » me fera croire qu’elle habite le Mali. Elle m’a raconté que son ex-compagnon, un certain Alioune Baramba serait à l’origine de cette histoire » explique Weber Franck, la victime française. « En effet, ensemble, ils serait partis pour récupérer l’héritage du père de Juliana, qui serait propriétaire d’une mine d’or et qui serait l’associé d’un certain Doussineau Philippe. Au bout de trois mois d’échanges, Juliana m’a fait savoir qu’elle serait menacée par une bande d’escrocs qui travaillerait sous le contrôle du prétendu Doussineau, dans le but de pouvoir récupérer deux cent (200 kg) d’or, qu’elle souhaitait emporter avec elle en France, afin de sécurisée sa personne, mais aussi sauver son fils malade. C’est à partir de cet instant précis que j’ai commencé à lui apporter mon aide », poursuit le français, manifestement hors de contrôle.

«  Durant cinq ans, nous sommes allés de rebondissement en rebondissement, avec des situations toutes aussi émouvantes que rocambolesques, les unes, les autres. S’il n’est pas question d’enlèvement, c’est tantôt une séquestration, avec des personnes que l’on faisait passer pour des fonctionnaires de Police, jusqu’au jour où un certain Robert Soma entra en scène. Celui est présenté comme étant un agent des Douanes en fonction à Bamako ». « Ce dernier », explique le Français, « exige de l’argent qui devrait vraisemblablement servir à l’achat du billet d’avion et les frais de transport du précieux colis, s’engageant à l’occasion, de retrouver et protéger Juliana et son fils Gilbert malade. En claire, ayant vu ma faiblesse face à ce insolite cas social, les criminels en profitait pour m’embastiller d’avantage. Le fameux Robert Soma me supplie de faire vite car, selon lui, ils seraient dans la ligne de mire d’une bande de malfrats (…) » repend Franck Weber qui prévient se battre jusqu’à ce que justice lui soit rendue.

« Curieusement, mes interlocuteurs finissent par me raconter qu’ ils ont pu avoir l’opportunité de fuir, enjambant l’Italie, l’Espagne, le Portugal et même la France, notamment à Poitier où je réside et dont ils disposent par ailleurs, je ne sais par quelle magie, de toutes les adresses…sans me faire cas de leur présence. Ce cinéma va durer plusieurs mois. Pour finir, la prétendue Juliana Flandrin disparaîtra de Skype pendant longtemps, pour réapparaitre soudainement un matin et m’apprendre que son acolyte Robert Soma n’était rien d’autre qu’un escroc. Selon ses explications fleuves, ce dernier l’aurait mené en bateau dans le but de disposer de son or. Joint à son tour pour comprendre tout ça, ce dernier va ouvertement avouer avoir joué sur mes sentiments envers Juliana et son fils Gilbert, dans l’unique but de m’extorquer des numéraires ».

« Plus tard, s’invite à nouveau un certain TOURE Abdoul Aziz, alias Shypeur le manitou. Celui-là affirme être policier à la recherche de Robert Soma. Ce fugitif arguait détenir de solides informations concernant l’intéressé. L’homme dit solliciter mon concours pour le faire appréhender. C’est plus tard que je m’aperçois que les deux individus se connaissaient parfaitement, puisqu’après, c’est un silence radio qui m’a été servi. Ensuite, plus aucune nouvelle de la fameuse Juliana Flandrin et son fils malade. C’est ainsi que je me suis lancé à leur recherche, espérant pouvoir les localiser. J’ai donc utilisé de nombreuses pistes qui m’ont toutes indiqué Abidjan comme lieu de résidence de tous ces malheureux qui prétendaient jusque-là être logés à Bamako au Mali », s’est étonné Weber Franck, néanmoins  soulagé d’avoir au moins localisé ses escrocs , tapis au fond de la mégalopole ivoirienne.. Demain la suite! (reproduction interdite, sauf avis de l’auteur)