Prévention VIH | 100 % d’efficacité au bout d’un an !

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Le traitement, qui consiste à prendre régulièrement le médicament Truvada, a été testé sur plus de 1 400 volontaires en région parisienne durant un an.

A l’occasion de la conférence mondiale sur la lutte contre le sida qui a lieu cette semaine à Amsterdam, l’Agence nationale de recherche contre le sida et les hépatites virales (ANRS) et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) indiquent que le traitement préventif anti-VIH (PrEP) a eu en un an, en région parisienne, une efficacité totale.
Il y a eu zéro infection selon ces deux autorités sanitaires qui suivent 1 435 volontaires. Ces derniers ont été recrutés entre le « 3 mai 2017 et le 1er mai 2018 ». « À ce jour, il n’a été observé aucun cas d’infection par le VIH », ont écrit ces institutions dans un communiqué. Cette étude doit se poursuivre jusqu’en 2020.
La prophylaxie pré-exposition (PrEP), consiste à prendre le médicament Truvata (laboratoires Gilead), commercialisé en Europe depuis l’été 2016, qui bloque la contamination en cas de rapport sexuel non-protégé. Ce traitement est donc destiné aux personnes risquant d’attraper le virus.

Autre résultat encourageant, le médicament serait très bien toléré par les volontaires. « Il n’y a eu, à ce jour, aucun arrêt de l’étude pour des raisons liées à des effets indésirables du traitement », a expliqué dans un communiqué le professeur Jean-Marc Molina de l’hôpital Saint-Louis de Paris, coordinateur principal de l’étude.
Ce traitement, qui bénéficie d’une recommandation temporaire, peut se prendre de deux manières différentes. Soit quotidiennement, ce qui a été le cas pour 44 % des volontaires, soit à la demande, au moment des périodes d’activité sexuelle, ce qu’ont expérimenté 56 % des testeurs.

Composée pour le moment « essentiellement d’hommes ayant des rapports avec les hommes », 3 000 personnes devraient être intégrées à l’étude d’ici 2019. Le professeur Jean-Marc Molina espère y intégrer une population plus diverse, comme « les personnes transgenres ou bien les hommes et femmes hétérosexuels à haut risque d’infection par le VIH ».